|
Découverte
musée |
|
|
Introduction : Par Marie Hélène Pottier
Conservatrice du Musée
Jean-François Champollion
Parcours
découverte
Parcours
salle par salle
Présentation
bâtiment
|
|
|
|

|
Éditorial
de Marie-Hélène Pottier : Conservatrice du Musée
Champollion |
Louverture
du Musée Champollion - Les Écritures du Monde - trouve son
origine dans le travail de recherche mené par Jean-François
Champollion qui naura de cesse, par une mise en relation de nombreuses
écritures, de rassembler les fragments de lhistoire des cultures
antiques.
Dans un même esprit que celui qui anima Champollion, jai souhaité
faire de sa maison natale le lieu symbolique dun face-à-face
des cultures du monde ; un lieu à lintérieur duquel
peut sexprimer la merveilleuse diversité des cultures, en ce
qui les distingue, en ce qui les rapproche. Pour ce faire, un ensemble cohérent
doeuvres et de documents écrits, de toute nature, a été
rassemblé pour souligner les liens qui unissent les sociétés
du monde entier : mêmes aspirations, mêmes peurs, mêmes
relations avec les puissances supérieures, mêmes tentatives
pour connaître le monde qui les entoure. Le Musée sera un lieu
de rencontres, le terreau dune prise de conscience : la différence
culturelle est une richesse qui se cultive et qui doit créer du lien.
Si le propos du Musée sur les écritures du monde nous emmène
sur les cinq continents, il na pas pour autant vocation encyclopédique.
Fondé sur les avancées de la recherche et son actualité,
je me réjouirais si le musée devait susciter en premier lieu
un sentiment mêlé de curiosité et de plaisir. Le Musée
propose, en parallèle avec les oeuvres, des déchiffrements
de mots, des jeux de traduction, des tracés de caractères
décriture, des touchers de matières ; il propose des
rencontres avec les hommes qui ont fait décrire leur profession.
Plus simplement dit, le Musée Champollion invite les visiteurs à
un voyage riche en découvertes et en expériences pour entrer
de plain pied dans lextraordinaire aventure de lécriture.
Lenrichissement des collections du Musée Champollion et le
programme scientifique ont bénéficié des compétences
des experts les plus éminents : philologues, linguistes, archéologues,
historiens, calligraphes ; de nombreux donateurs ont aussi participé
au développement des collections. Je les remercie tous ici vivement
davoir été à mes côtés durant toutes
ces années et davoir soutenu cet ambitieux projet.
Marie-Hélène Pottier, archéologue de formation et spécialiste
du Moyen-Orient ancien, a participé à de nombreuses campagnes
de fouilles qui lont menée en Afghanistan, au Yémen,
aux Émirats Arabes Unis. Elle est directrice du Musée Champollion
depuis 1991 et responsable du projet scientifique du Musée des Écritures
du Monde.
Haut de page |
|


|
Champollion,
le déchiffreur des hiéroglyphes |
|
|
|
 |
Jean-François
Champollion est né à Figeac le 23 décembre 1790. Son
père, Jacques Champollion, s'y installe vers 1770. Il acquiert la
maison familiale dans la rue de la Boudousquerie, aujourd'hui rue des Frères
Champollion, et ouvre une librairie place de la Halle.
|
|
|
L'histoire dit que
le jeune Jean-François apprit à lire seul dans le missel
de sa mère, assis près de la cheminée. En 1801, il
quitte Figeac pour rejoindre son frère à Grenoble qui l'inscrit
au lycée où il manifeste déjà une grande curiosité
pour l'histoire de l'Antiquité.
Le chercheur mène
de front ses travaux d'histoire, de linguistique et de philologie, en
s'appuyant sur l'étude de nombreuses langues et écritures
du Moyen-Orient et d'Asie : arabe, hébreu, copte, araméen,
sanskrit, persan, éthiopien, chinois, syriaque
Il y rencontre
l'un des savants de l'expédition d'Égypte de Bonaparte,
Joseph Fourier.
A 17 ans, il a décidé
qu'il déchiffrerait les hiéroglyphes. Il étudie attentivement
la pierre de Rosette, ainsi que des centaines de textes, avant de pouvoir
s'écrier le 14 septembre 1822, " je tiens l'affaire ! ".
Il vient de percer le secret des hiéroglyphes, en comprenant qu'il
s'agit d'un système complexe, constitué de signes déterminatifs,
idéographiques et phonétiques.
Son expédition
en Égypte en 1828-29, lui permet de confirmer sa découverte
et d'identifier les temples et les monuments funéraires de la vallée
du Nil.
Champollion revient parfois à Figeac séjourner dans la maison
familiale, notamment en 1815, lorsqu'il est contraint à l'exil
en raison du retour du roi Louis XVIII sur le trône de France. Il
y reste alors un an et demi. En 1831, il passe plusieurs mois à
Figeac pour se reposer et travailler à sa Grammaire égyptienne
avant de reprendre les cours qu'il dispense au Collège de France.
Nommé conservateur
au Musée du Louvre, élu membre de l'Académie des
Inscriptions et Belles-Lettres, Champollion n'a pas le temps de poursuivre
sa tâche. La mort l'emporte à 41 ans, le 3 mars 1832, laissant
à son frère Jacques-Joseph le soin de publier ses notes
de travail et tous les documents qu'il avait rassemblés pendant
les dernières années.
Haut de page |
|
 |
Le
parcours découverte |
|
|
Tout au long de la
visite du musée, plus d'une dizaine d'installations permettent
d'avoir une approche sensible des collections : vidéos, jeux multimédia,
prises d'empreinte, livres à feuilleter sur écran, points
sonores, etc.
Ce parcours est destiné
aux personnes de tous âges. Il est conçu pour plusieurs niveaux
de lecture, selon la curiosité et les références
culturelles des visiteurs. Tous les points sont prévus pour être
faciles à appréhender, de courte durée, de nature
informative et ludique.
Les installations
et les écrans sont accessibles aux handicapés moteurs.
|





|
Présentation
du bâtiment |
|
|
|
Les partenaires financiers :
|
|
Acteurs
du projet :
 |
Marie-Hélène
Pottier,
conservatrice
du musée |
|
|
|
|
|
|
Une
architecture entre
patrimoine et modernité
" Signifier
l'écriture et le déchiffrement dans la ville, participer
à l'espace public, assurer une promenade muséographique
fluide et accompagner la mémoire des lieux
"
L'agence Moatti & Rivière a privilégié les relations
visuelles entre l'espace public et l'ensemble des bâtiments qui
constituent le musée, réparti sur deux îlots au cur
du centre ancien. Quatre niveaux de 250 m² chacun sont desservis
par un escalier central. Des loggias accessibles au public et solelhos
s'ouvrent sur les places et créent des points de vue sur la ville
et les collines environnantes.
|

Plan masse du musée et ses
annexes |
|
|
|

Musée Champollion la façade aux mille lettres, P. di Sciullo, 2007, photo N. Blaya-CG46, architecte Moatti & Rivière.jpg |
La
façade : un " moucharabieh typographique polyglotte ",
projet architectural et artistique
La façade intrigue et appelle à la réflexion par un
jeu de double peau qui masque et révèle en même temps
une multitude de signes découpés dans la matière et
magnifiés par la lumière.
" Figeac, l'éternelle " se décrypte sur la première
façade en pierre, existante. Elle assure la continuité urbaine
avec les maisons de la ville. Ponctuée de 8 baies au dessin rigoureux,
elle laisse apparaître la seconde façade, en retrait d'environ
1 m. Au dernier niveau, elle est surmontée de poteaux et poutres
en acier rouillé soutenant le toit du solelho, petite terrasse autrefois
destinée au séchage des fruits, des légumes ou des
peaux, dans la tradition architecturale et artisanale de la ville.
|
Constituée
d'une feuille de cuivre insérée entre deux plaques de verre,
la seconde paroi est percée de 1000 caractères d'écritures,
dessinés par Pierre di Sciullo. À l'arrière-plan
de la façade historique, cette façade en verre et cuivre
résonne d'une multitude de signes. Un monde d'écritures
est à explorer dans le bâtiment. Dans chaque fenêtre
apparaît un système différent. Pour le passant, ceci
est le musée de l'écriture. Pour le visiteur, la ville est
aperçue à travers les lettres de ce moucharabieh, hymne
à la " typographie polyglotte ". Cette immense plaque
de cuivre et de verre réfléchit le dos de la façade
historique et la ville de Figeac et filtrera la lumière à
l'intérieur du musée. À certaines heures du jour,
à l'intérieur du musée, le soleil imprime sur la
résine du sol les lettres à revers. Cet entre-deux qui n'appartient
ni au musée, ni à l'espace public.
Aménagement
intérieur :
Le projet d'aménagement intérieur accompagne la mémoire
du lieu, tout en adoptant un parti résolument contemporain. Il
redonne lisibilité et cohérence aux bâtiments existants.
Les solives et pièces de bois, les éléments architecturaux
structurants, refends, vestiges d'intérêt archéologique
sont redécouverts, explorés, débarrassés de
leur gangue de plâtre, restaurés et mis en valeur.
Chaque salle possède une unité thématique, une peinture
monochrome, noire, rouge, orange, bleue, qui relie le sol, le plafond
et les signes peints sur les cimaises de verre.
Les niveaux et secteurs thématiques sont ainsi différenciés
par des ambiances colorées franches et contrastées. Ceci
renforce l'impression d'écrin pour les objets. Elle les met en
exergue et plonge le visiteur dans un univers intime et varié.
Le verre est le matériau exclusif, matière durable inaltérable,
dont on veut exploiter toutes les qualités : le reflet, pour ouvrir
les espaces étroits, la transparence pour révéler
les vieux murs et l'opacité du dépoli pour isoler les signes
et assurer leur lisibilité.
Haut de page |
|
|

 |
Contact
presse :
Musée Champollion - Les Écritures du Monde
Place Champollion
46100 Figeac
05 65 50 34 87 / musee@ville-figeac.fr
Haut de page |
|
|